Vues et perspectives
Investissements actifs en actions

Les minerais de demain : le moteur de la prochaine ère de croissance

Une demande en hausse. Une offre limitée. Des opportunités croissantes

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Associate Equity Investment Specialist
Future Minerals

Duration: 4 Min

Date: 03 nov. 2026

Les minerais de demain occupent le devant de la scène. Les tendances de croissance les plus marquantes au monde rendent l’économie mondiale de plus en plus dépendante des métaux. Dans le même temps, il devient de plus en plus difficile de garantir l’approvisionnement en minéraux essentiels, tels que le cuivre, l’uranium, le lithium et les terres rares. Pour les investisseurs, cette conjoncture crée des opportunités dans l’ensemble du secteur.

Le cuivre : un avenir prometteur

Le cours du cuivre a progressé de plus de 36 % au cours des 12 derniers mois, jusqu’au 30 septembre 2026. Il a bien résisté alors même que la hausse des rendements obligataires, des données mitigées dans le secteur manufacturier et les prix de l’énergie (maintenus à un niveau élevé par le conflit avec l’Iran) pesaient plus largement sur les valeurs minières. Bien que les performances passées ne préjugent pas de l’avenir, nous estimons que les fondamentaux de ce métal restent favorables. 

L’offre minière mondiale continue de décevoir, les difficultés d’obtention de permis, le manque de main-d’œuvre qualifiée et la hausse des coûts rendant le développement de nouveaux projets de plus en plus difficile. Des incitations plus fortes seront nécessaires, sous la forme d’une hausse durable des prix du cuivre. 

 

Une offre qui peine à suivre le rythme

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que l’offre de cuivre pourrait afficher un déficit d’environ 30 % par rapport aux besoins prévus d’ici 2035. La production minière devrait se stabiliser d’ici la fin de cette décennie, à mesure que les actifs vieillissants s’épuisent. La teneur moyenne des minerais a baissé d’environ 40 % depuis 1991. Seules 14 découvertes importantes ont été réalisées au cours de la dernière décennie, contre 225 au cours des 23 années précédentes, et la mise en production de nouveaux gisements peut prendre près de deux décennies. 

Dans le même temps, la demande continue de croître. L’électrification reste le principal moteur de cette croissance, tandis que l’intelligence artificielle (IA) constitue un deuxième moteur de demande. D’ici 2030, les centres de données pourraient à eux seuls représenter 2 % de la demande mondiale totale de cuivre et 3 % de la demande en terres rares [1].

 

Le lithium : une forte hausse, qui s'essouffle désormais

Si le cuivre illustre bien un marché qui se resserre, le lithium montre quant à lui comment le sentiment peut évoluer dans la direction opposée. Le lithium a été l’un des minerais d’avenir les plus volatils au cours de l’année écoulée. Son prix a augmenté de plus de 80 % sur 12 mois, mais a chuté de 17 % au cours des six derniers mois – dont une baisse de 14 % pour le seul mois de septembre [2].

Cette hausse s’explique par une augmentation rapide de la demande de systèmes de stockage d’énergie par batterie, combinée à certaines contraintes d’approvisionnement. Nous nous attendons à ce que ces facteurs favorables à court terme s’estompent, tandis que la croissance de la demande de véhicules électriques devrait ralentir. Les craintes d’une baisse de la demande chinoise l’année prochaine ont également pesé sur le sentiment des investisseurs. 

Nous estimons que la demande actuelle de lithium peut être satisfaite par l’offre disponible ; nous restons donc prudents à court terme. À plus long terme, toutefois, les perspectives semblent plus favorables. Les récentes orientations du gouvernement chinois prévoient toujours une expansion significative de la capacité des batteries, et l’AIE s’attend à ce que la demande de lithium soit multipliée par cinq d’ici 2040 dans le cadre des politiques actuelles. 

Pour les investisseurs, nous privilégions une approche sélective vis-à-vis du lithium, axée sur les producteurs à faibles coûts et les entreprises moins dépendantes du cours de cette matière première. 

 

Les minerais critiques deviennent des actifs stratégiques

La géopolitique redéfinit également le marché. La Chine est le premier raffineur pour 19 des 20 minerais stratégiques suivis par l’AIE, avec une part de marché moyenne d’environ 70 %. Pour les terres rares magnétiques, elle représentait environ 60 % de l’exploitation minière et 91 % du raffinage en 2024, selon l’AIE. 

La Chine a renforcé ses contrôles à l’exportation sur les terres rares, le tungstène et d’autres minerais stratégiques en 2025. Depuis lors, les constructeurs automobiles, les entreprises du secteur de la défense et les gouvernements ont intensifié leurs efforts pour s’assurer des sources d’approvisionnement alternatives. Le nombre de politiques relatives aux minerais critiques dans le monde est passé de 131 en 2015 à plus de 630 en 2025 [3].

L’uranium reste un domaine prioritaire. Les actions du secteur de l’uranium sont restées faibles, mais nous constatons un décalage entre les cours boursiers et les prix contractuels. Après des années de sous-investissement, nous nous attendons à ce que le marché continue de se resserrer à mesure que de nouvelles capacités nucléaires seront mises en service. 

 

Qu’est-ce que cela signifie pour les investisseurs ?

Notre approche se concentre sur les actions plutôt que sur les matières premières physiques. Les rendements peuvent provenir de la hausse des cours des métaux, mais aussi de la croissance de la production, de la maîtrise des coûts, de la bonne exécution des projets, des dividendes, ainsi que des fusions et acquisitions. 

La qualité des actifs, la juridiction, la solidité du bilan et la capacité d’exécution détermineront quelles entreprises seront en mesure de transformer des marchés favorables en rendements durables pour les actionnaires. Selon nous, les valorisations dans certaines parties du secteur ne reflètent pas encore la valeur stratégique des actifs de haute qualité. 

Il ne s’agit pas d’une stratégie tactique. D’ici à 2050, le monde aura probablement besoin de quantités nettement plus importantes de cuivre, de lithium, d’uranium, de terres rares et de tungstène. La question qui se pose aux investisseurs à long terme est de savoir si leurs portefeuilles sont bien positionnés pour répondre à cette demande – ce qui n’est pas le cas pour bon nombre d’entre eux.

 

[1] Source : AIE, « Énergie et IA », avril 2025.
[2] Source : Bloomberg, données au 30 septembre 2026.
[3] Source : IEA Critical Minerals Policy Tracker, juillet 2026.

 

Prochaines étapes

Capacités présentées

Nous proposons notre expertise en matière de placement pour toutes les grandes classes d’actifs, régions et marchés afin de permettre à nos clients de tirer parti des opportunités d’investissement partout où elles se présentent.